Mungo PARK
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Mungo Park est né à Selkirk, Ecosse, en 1771.
Tout jeune chirurgien, il sert 1 an à Sumatra dans la East India Company. Il est employé ensuite par l’African Association, pour un but précis, l’exploration du cours du fleuve Niger et plus précisément la découverte de sa source. A cette époque, comme pour le Nil en Afrique orientale, la principale énigme géographique de l'Afrique de l’Ouest est le cours du Niger. Un fleuve, qui en raison du relief, prend sa source à quelques centaines de kilomètres de la côte mais fait une boucle de 4 000 km à l'intérieur, avant de regagner le golfe de Guinée. |
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Mungo Park profite d'un abreuvoir sahélien...
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Les géographes européens ne connaissent de ce grand fleuve que ce qu'en avait dit Pline qui avait parlé de Niger, puis Idrisi et Léon l'Africain. Or ce dernier avait embrouillé les choses en prétendant que le Niger coulait vers l'Ouest. Les hypothèses les plus fantaisistes se heurtaient. D'aucuns le confondirent avec le Sénégal ou avec le Congo, d'autres en faisaient une branche du Nil, cependant que pour certains, c'était une rivière tributaire de lacs intérieurs dans le pays Wangara. Les bouches du delta nigérien,que les bateaux européens hantaient depuis des siècles, étaient considérées comme un simple lacis de cours d'eau côtiers. Un puzzle dans lequel entraient les controverses sur la vieille cité soudanaise de Tombouctou. Dans l'optique d'un accroissement du < commerce légitime>, la connaissance de cette voie naturelle de communication était vitale surtout pour la Grande Bretagne.
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Dès 1778, Sir Joseph Banks crée l'Association africaine pour tirer la chose au clair. Mais la boucle du Niger est défendue par le désert et l'hostilité des Maures ou des sultans musulmans du Nord, tandis qu'au Sud la grande forêt formait barrage. Deux expéditions sont lancées, l'une de Sierra Leone avec le Major Houghton, qui laisse la vie dans le pays Maure, L’autre dirigée par Hornemann, part du Caire, il disparait dans le désert.
Mungo Park prépare son voyage durant 1 an et quitte l’Angleterre le 22 mai 1795. Le 21 juin, il atteint l’embouchure de la Gambie, ici débute son périple africain, il remonte ce fleuve jusqu’à Pisania. |
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Mungo Park soigné dans une case.
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Le Résident médical britannique lui apprend le dialecte local, en décembre 1795, commence son exploration. Il traverse le fleuve Sénégal, parcourt une contrée aride où les indigènes sont fréquemment hostiles. Voyageant vers le nord-est, après moult péripéties, totalement démunie, malnutrie et quasi nu, Mungo Park atteint le grand fleuve à Ségou. Il constate que celui-ci coule vers l’Est, il en déduit donc qu’il ne s’agit pas, comme on le pense alors, d’un affluent des grands fleuves qui se jette dans l’Atlantique. Il poursuit son exploration en remontant le courant sur 480 Km vers Bamako.
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Epuisé, malade, il décide de retourner vers Ségou, en chemin, les circonstances font qu’il choisit finalement de rallier la cité de Kamalia. En pleine saison des pluies, la progression est difficile, c’est aux portes de la mort qu’il y parvient. Soigné par un marchand d’esclaves, il se remet lentement. Il quitte Kamalia pour la côte avec une caravane d’esclaves. Six mois plus tard, il est de retour en Angleterre.
En 1799, il publie : "Travels in the Interior Districts of Africa". Un ouvrage qui aujourd’hui encore reste comme l’une des références majeures dans le domaine des récits d’explorateurs. Bref, on l’ouvre, on lit, on voyage, et quelques heures passent avant qu’arrive la fatidique : dernière page. |
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Les explorations de Mungo Park
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Incapable de se contenter d’une vie sédentaire, il quitte sa femme et son cabinet de Peebles en Ecosse.
En 1803, il est de retour en Afrique, mandaté par le gouvernement britannique, pour explorer le cours du Niger jusqu’à son embouchure. Partie à la saison des pluies, l’expédition est décimée par les embuscades, la maladie, la soif. Park a déjà perdu 33 de ses compagnons quand il atteint le fleuve. Avec lui il ne reste qu’un guide africain, trois porteurs et quatre européens. En 1805 il entame donc la dernière étape de son exploration. Il remonte le fleuve sur 1600 Km. Au Nigeria, près de Bussa en 1806, attaqués par des autochtones qui craignent cette invasion de blancs dont ils ont appris à se méfier, tous sont tués ou se noient en fuyant à l’exception du guide et d’un porteur. Ce sont eux qui raconteront la triste fin de cette expédition à l'un de ces successeurs dans l'exploration du grand fleuve, l'Ecossais Hugh Clapperton. Mungo Park avait 34 ans. |
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La mort de Mungo Park
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