Hanoi, la capitale, ville belle et attachante où l’histoire du pays se lit dans les “strates” de son architecture. Ma première surprise vient du joyeux fatras de cyclomoteurs et de vélos qui déroulent leurs incessants et pétaradants ballets. Ici, on choisit son camp, soit conducteur ou passager, soit matador !
Le Vietnam mérite du temps, en faire le tour en quelques jours relève de la gageure. Je me lève tôt et plus je descends vers le Sud, plus je me couche tard.
Qu’elle soit urbaine ou rurale, la vie est intense, les Vietnamiens sont de prodigieux bosseurs. Lumières, paysages, mouvements, la beauté est ici tangible.
La situation économique est difficile, je suis fasciné par le nombre de petits boulots,. Le recyclage et la débrouille ont été inventés au Vietnam.
La fracture Nord-Sud est palpable, la réunification souhaitée ou subie n’a rien changé à l’affaire. L’hégémonie nordiste est contestée, mais le pouvoir central est à Hanoi. Difficile de s’y soustraire, pourtant Saigon, Ho chi Minh Ville, semble vivre avec 20 ans d’avance. Dans tous les compartiments du jeu, la métropole du Sud, joue la carte du capitalisme à outrance. Déjà, les seuls dieux sont le dollar et le coca-cola, sur le bas côté de la route la misère n’en est que plus criante.
Apparemment, l’hypothétique “Troisième Voie” n’est pas l’apanage du Vietnam.