Etonnant, ce petit archipel situé à 700 km au large du cap qui porte le même nom à l’extrême ouest du continent africain. De leurs racines africaines, européennes et sud-américaines, ses habitants ont su tirer le plus riche des métissages.
Rarement de par le monde, du moins celui que j’ai pu parcourir, les gens m’ont semblé aussi généralement sympathiques.
On se sent bien au Cap-Vert. Et si le luxe côtoie la pauvreté, jamais l’humain ne se départit de sa grandeur.
Peut-être le secret est-il dans ce subtil mélange de couleurs, d’influences, de cultures, de traditions, que ce peuple a su habilement rassembler. Son histoire, comme sa musique, d’une absolue richesse en sont de parfaites métaphores.
Comme d’habitude, le tournage ne nous a laissé que peu de temps libre et les séjours sur cinq des îles furent bien trop courts pour en saisir tout l’intérêt. Peu de photos, difficile de filmer et photographier à la fois, il est bien loin le temps où un chef opérateur œuvrait à mes côtés durant mes tournages.
Mais les bons moments étaient si nombreux, les rencontres si agréables, les découvertes si fascinantes qu’il en reste au final comme un grand goût de plénitude et de bonheur.

Un bémol, à moins que vous soyez absolument passionné de planche à voile ou de kite-surf, ne vous attardez pas à Sal, ou mieux, si l’aéroport international de Praia sur l’île de Santiago est enfin en service, zappez l’île balnéaire.

En revanche, n’hésitez pas à prendre un bateau pour aller de la belle cité de Mindelo sur Sao Vincente jusqu’à l’île de San Antao. Non, vous ne rêvez pas. Les paysages sont ici tout simplement somptueux. Et les habitants ? je l’ai écrit plus haut, les Capverdiens sont extraordinairement sympathiques.